LAURENT LARCHER : INVITÉ D’HONNEUR DU LYCÉE LORS D’UNE CONFÉRENCE LE 12 MARS 2025

04/04/2025

CONFERENCE de M. LAURENT LARCHER, journaliste reporter de guerre,  LE 12 MARS 2025 

5 décembre 2013, c'est le lancement de l'opération Sangaris. L'armée française est envoyée en République centrafricaine. Ne prenant parti ni pour les Sélékas ni pour les Anti-balakas, elle tente de réinitier l'ordre dans l'État.

Fin 2013, Laurent Larcher, journaliste reporter de guerres et conflits est envoyé en République centrafricaine pour le journal La Croix. Accompagné de la jeune photographe Camille, il assiste à une scène de lynchage. La violence est à son comble ; les tueurs semblent profiter de la présence de la presse pour prouver de quoi ils sont capables.

"La guerre c'est prendre conscience qu'il y a des gens devant vous qui veulent tout faire pour vous détruire."

M. Larcher avait déjà vécu des conflits ou guerres en tant que reporter, mais il était souvent à l'écart de la réelle source du conflit.

Tout bascula ce jour-là.

Cet événement traumatisant le pousse à écrire de nombreux livres sur le sujet. "La fureur et l'extase"*, nouvellement publié le 5 février 2025, cherche à voir, se perdre, réagir, puis trouver, c'est-à-dire à comprendre.

"La guerre n'est pas la destruction, nous dit-il, elle est la passion de la destruction."

Q : Mais alors, quelles sont les répercussions d'un tel événement dans une vie ?

M. Larcher affirme que la violence d'un tel instant ne nous quittera jamais réellement: "Ça continue de vous détruire de l'intérieur."

Non seulement ce traumatisme touchera celui ou celle qui l'a vécu, mais il atteindra également la famille et les proches de cette personne. Comme un empoisonnement, cette plaie restera gravée en nous pour toujours.

Q : Comment pouvons-nous vivre avec une telle violence dans le monde d'aujourd'hui ? Pouvons-nous lutter contre ce phénomène?

Ce qu'on appelle 'l'inhumanité', M. Larcher affirme qu'elle participe au contraire à notre humanité.

"Cette passion de la destruction nous habite tous."

Pourtant, notre journaliste nous donne un précieux conseil : "Plus on en a conscience, plus on ne voudra pas se laisser tomber dans ce piège."

Pour en prendre conscience, M. Larcher cite deux phases primordiales :

1- s'informer : "Nous sommes responsables de ce que nous savons."

2- ressentir : "Quand vous ne pouvez rien faire, ressentez au moins."

En remerciant chaleureusement M. Larcher de sa présence, ainsi que les élèves de leur investissement, et les professeurs ayant organisé cette rencontre.

Enfin, pour finir avec les mots de notre invité d'honneur : "Il faut faire avec mais pour autant ne soyons pas prisonniers de ce désir de destruction."

par Sarah K.

*Vous pouvez trouver les livres de M. Larcher en prêt au CDI du lycée.

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